« Créer de nouvelles villes, implantées à distance des agglomérations, là où le foncier reste abordable, elles répondront au souci d’aménagement du territoire »
Après l’emploi, le logement est au cœur des préoccupations des français. Et, comme pour l’emploi, la situation ne cesse de se dégrader depuis 2002 : on compte aujourd’hui plus de 3 millions de mal logés, et le déficit de logements sociaux est tel qu’au rythme actuel, il faudra 30 ans pour en venir à bout. Dans le privé, la situation est la même : sur les 400 000 constructions nouvelles réalisées en 2005, 85% sont inaccessibles au 2/3 des ménages !
La situation est intolérable, et le candidat socialiste devra placer cet enjeu au cœur de la campagne. C’est ce qu’a fait, d’ores et déjà, Dominique Strauss-Kahn. Prenant appui sur le projet socialiste, il propose : la mise en place d’un plan de relance du logement social, prévoyant 120 000 logements par an ; le renforcement des sanctions pour les villes qui ne respectent pas les 20% de logements sociaux, et obligation de 25% de logements sociaux pour chaque programme de construction privé ; la mise en place d’un bouclier logement, pour limiter le coût du logement à 25% des revenus du ménage ; et, enfin, la création d’une garantie mutuelle des risques locatifs.
Reste la question du coût du foncier. Dans ce domaine aussi, il nous faut innover, chercher des solutions nouvelles, ne pas s’enfermer dans des approches trop traditionnelles. C’est le sens de la proposition de Dominique Strauss-Kahn : créer de « nouvelles villes ». Implantées à distance des agglomérations, là où le foncier reste abordable, elles répondront au souci d’aménagement du territoire.
Mais plus encore nous devons aujourd’hui concevoir des villes adaptées aux enjeux majeurs des siècles à venir. Des nouvelles villes pensées, dès la conception, dans une logique écologique, économe en énergie, optimisant les modes doux et les transports collectifs, prévoyant le collecte et le tri des déchets.
Avec le logement, nous devons tout à la fois résoudre les problèmes d’aujourd’hui et anticiper ceux de demain. Pour cela, il nous faut une vision dynamique, prospective, et penser une France qui bouge, qui dessine l’avenir. Le candidat qui porte en lui cette vision, c’est Dominique Strauss-Kahn.
Carlos Carracedo



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