Mercredi 1 novembre 2006

« Le Pacte de l’Elysée aura pour but de faire émerger un nouveau compromis social »
 

L’emploi reste la préoccupation majeure des français. Sur ce point, la réponse de Dominique Strauss-Kahn est claire : la base de toute action, c’est la confiance. Elle conditionne le succès de toute politique économique. Sans elle, rien ne sera possible. Mais il s’agit également d’une question de volonté politique : DSK compte mettre en place une politique audacieuse articulée autour de trois points.

 

Le premier est la préparation de notre avenir, en investissant massivement dans les universités, la recherche, et les PME. Améliorer la compétitivité des entreprises est un moyen pour éviter les délocalisations et les pertes d’emplois. Mais si les délocalisations se produisent, il convient alors d’aider les travailleurs licenciés.

C’est le sens même du deuxième point que développe DSK, la Couverture Professionnelle Universelle (CPU), mesure inscrite dans le projet, dont il est l’auteur. La CPU consiste en la création d’une sorte de carte vitale professionnelle qui donne aux salariés le droit à la formation tout au long de la vie, à la validation des acquis, à des bilans de compétences pour un retour durable à l’emploi. Cette proposition est essentielle afin de lutter efficacement contre la précarité et assurer aux salariés la possibilité d’évoluer et de croire en leur avenir.

Enfin, le troisième point que développe DSK est le « Pacte de l’Elysée » qui, dès le début du mandat, se caractérisera par le lancement d’une grande conférence entre les partenaires sociaux. Cette conférence aura pour but de faire émerger un nouveau compromis social sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les retraites, la santé au travail et la sécurisation des parcours professionnels.

L’expérience de DSK au Ministère de l’économie et des finances, qui a permis le retour de la croissance et la diminution de la dette publique, est un atout supplémentaire qui fait de lui le meilleur candidat pour faire gagner la gauche et redonner confiance aux Françaises et Français.

 

Benoît Thomasson

par Benoit Thomasson publié dans : Economie
Samedi 21 octobre 2006
Dominique, cher camarade,

J’ai lu avec attention ta profession de foi et je dois dire que j’ai repris confiance. J’ai repris confiance en la politique. J’ai repris confiance en notre parti. J’ai repris confiance en l’avenir.

 

J’ai repris confiance en la politique parce j’ai, enfin, entendu un homme politique au sens noble du terme. Un homme qui sait aller droit au but sans fioritures, sans mettre son charme en avant (bien qu’il soit, et c’est tant mieux, un vernis fort utile) comme atout maître, sans exagérations ni démagogie.

J’ai repris confiance en notre parti parce que j’ai pu être fier de ce que le PS pouvait produire comme maîtres dans l’art politique. Nous avions eu une opposition entre pairs entre François Mitterrand et Michel Rocard, je regrette que tu n’aies pas ton rival pour faire bonne figure, mais je te sais gré d’être bien là.

J’ai enfin repris confiance en l’avenir parce que je sais qu’avec toi nous pouvons compter sur un président constant, fidèle à sa parole et à ses convictions. Certain(e)s suivent les sondages ou en profitent, je ne doute pas que tu les commanderas. Je veux croire que nos concitoyens sauront être convaincus par un discours réaliste, construit et argumenté, plus que séduits ou trompés. Je veux croire que face à l’UMP et son président ils sauront se tourner vers un homme de confiance, zélé et compétent en tant que ministre, probe et droit quand l’honnêteté lui commandait de quitter ce poste.

 

Mais plus que tout, je reprends confiance quand je vois qu’un homme politique avisé saura éviter à la gauche les écueils du passé, et les défaites encore présentes. Certains diront que tu ne nous fais par rêver dans ta profession de foi. Certes, tu ne nous annonces pas la fin de la misère, l’éradication de l’exclusion, la sortie de la crise. Au contraire, tu nous parles de la misère grandissante, de l’exclusion toujours plus intolérable et des nombreuses crises qui nous guettent. Tu conclus par ces deux mots, ces deux grands mots : vérité et respect. Je ne veux pas d’une candidate qui fait rêver à la victoire sans rien savoir de ce qui suivra, ou d’un candidat qui vend des idées de rêves mais dont on connaît la dure réalité qui suivra. A la vérité des constats, tu ajoutes le respect des militants, en leur disant ce qui est faisable.

 

L’exemple le plus frappant à mes yeux concerne la fiscalité. Je veux au passage répondre à ceux qui disent qu’il ne suffit pas d’être un économiste de renom pour être un bon président. C’est vrai, l’Histoire l’a montré. Mais, d’une part, cela peut aider, ensuite tu n’es pas qu’un économiste de renom. Et sur la fiscalité, l’ensemble fait système. Les autres candidats peuvent pérorer sur des propositions sans en donner le coût. Avec toi nous savons que nos moyens seront importants. Nous pouvons espérer composer avec la conjoncture internationale pour obtenir la meilleure croissance possible. Et des fruits de cette croissance, nous savons aussi comment ils seront transformés et employés.

Tu fustiges la proposition de Nicolas Sarkozy de supprimer l’impôt sur les successions. Mais je sais aussi que tu parles depuis longtemps des niches fiscales et des innombrables combines qui permettent de s’affranchir de la fiscalité au point que, contrairement aux idées reçues, les prélèvements pèsent bien plus sur un ménage modeste que sur un nanti, et que c’est la classe moyenne qui paye pour les autres et ne reçoit rien en retour.

Aussi je sais que tu sauras, sans effrayer, « prendre l’argent où il se trouve », réduire les inégalités et alléger le fardeau de la masse moyenne qui se sent lésée.

Je sais qu’ainsi les plus démunis auront plus de moyens redistribués, les « moyens » se sentiront moins chargés et les riches y gagneront en honneur, car c’est un honneur et même un devoir que de contribuer à hauteur de ce que la Société nous offre au bien être de l’ensemble de celle-ci. En cela je retrouve les idéaux de la Cité et de la République qui sont les fondements et de notre Nation et de notre Socialisme.

 

La Sociale-Démocratie, c’est produire des richesses pour avoir les moyens de politiques justes et profitables à tous qui en sont le but. Je ne peux qu’adhérer à ce projet aussi fort qu’il peut devenir réalité à chaque instant. Alors oui, avec toi je veux dire : le social comme priorité, la démocratie comme méthode. Parce que c’est cela notre République gouvernée par les Socialistes de l’action et de la vérité. Parce que ce ne sont pas de beaux discours qui flattent l’intellect des militants trop éloignés de la misère, mais des actes en devenir qui seront une égalité réelle, une liberté réelle, des résultats bien sensibles à ceux pour qui nous nous sommes tous engagés.

 

Benoît Schmaltz

 

par Benoit Schmaltz publié dans : Economie
Jeudi 19 octobre 2006

Je soutiens DSK pour trois raisons : son état d'esprit, son regard sur l'économie, et sa volonté de réformer l'Université. Son état d'esprit en premier lieu fait de bienveillance, de rigueur et d'un ancrage social-démocrate sans faille et toujours réaffirmé.

Lorsqu'il était Ministre de l'Economie, DSK a montré en quoi il était possible d'appliquer la doctrine social-démocrate avec de très bons résultats, c'est-à-dire concilier le marché et le social. A la différence d'autres candidats, DSK n'a au fond pas louvoyé au fil des années, et conservé cette doctrine. Son regard sur l'économie en second lieu qui privilégie la stimulation de la création de valeur (cf. article dans le JDD du 15/10/06) avant de définir le cadre de la répartition de la valeur. Bref, DSK ne met pas "la charrue avant les boeufs" en termes économiques. Il compte réguler l'économie au profit des plus faibles, mais sans étouffer ceux qui ont les moyens de créer de la richesse.

Enfin, DSK a clairement exprimé son ambition de réformer l'Université pour la rendre plus compétitive mais au profit des étudiants : autonomie des universités, rapprochement avec les entreprises, aides publiques pour la recherche. Il enrage, tout comme moi, de constater la faiblesse de nos universités dans les classements mondiaux et sa capacité à produire encore beaucoup trop de chomeurs. Pour conclure, DSK montre depuis plusieurs semaines une pugnacité, un courage et une finesse tactique qui renforcent mon soutien.

 

Laurent Cappelletti

par Laurent Cappelletti publié dans : Economie
Mardi 17 octobre 2006
Public contre privé, nationalisations contre privatisations, redistribution contre création... la question du rôle de l'Etat dans l'économie structure le débat politique de façon fortement identitaire. L'un ne va pourtant pas sans l'autre : on ne corrige pas les inégalités sans créer de richesses, mais l'on ne crée pas de richesses sans investir dans l'humain (formation, santé, justice...). Un état qui avancerait sans l'une de ses deux jambes - efficacité et justice - ou pire, qui les opposerait l'une à l'autre, ne peut prétendre avancer.

C'est pourtant ce que propose la droite, qui pense que la France retrouvera sa place dans la modialisation en tirant le social vers la bas. Ce serait une erreur historique qui remettrait en cause les fondements mêmes de notre économie et de notre lien social, et nous plongerait de plein fouet dans un concurrence par les prix que nous ne pourrons pas soutenir. Face à cette dialectique libérale, il nous faut un candidat capable de proposer une nouvelle voie économique et sociale pour un autre avenir.

Je ne crois pas au dogme de l'Etat omnipotent qui décide seul de ce qui est bon pour tous. Mais je ne crois pas davantage à cette chimère du tout marché qui voudrait que l'intérêt financier suffise à construire l'avenir. Il le détruit en le sacrifiant au dogme de la rentabilité immédiate, refusant la prise de risque, l'innovation, l'investissement. Je veux un Etat idéaliste et pragmatique, un Etat qui remette l'avenir au coeur du système productif. Un Etat qui crée les conditions pour que l'entreprise privée puisse exprimer toute sa créativité et son innovation, mais un Etat qui n'hésite pas davantage à agir sur les marchés pour défendre les intérêts et les projets qui sont les siens.

Je veux un Etat qui renoue avec la croissance pour financer des avancées sociales, et un Etat où la cohésion sociale soit un moteur de la croissance. Et à sa tête, je veux un président qui a démontré que c'était possible. Dominique est l'homme de la situation.

par Frederic Piriou publié dans : Economie
 

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