« Le Président élu en 2007 sera celui qui aura à présider les institutions européennes au second semestre 2008, moment fort où la parole de la France sera déterminante pour l’avenir de l’Europe politique »
Dominique Strauss-Kahn a fait de la consolidation politique de l’Union européenne, l’une des ses priorités. Avec d’autant plus de force que le message européen de la France est aujourd’hui particulièrement inaudible. Son ambition européenne est passée en quelques années de la poignée de main de Verdun au combat perdu pour une réduction de la TVA réclamée par les restaurateurs. S’il n’est pas question de revenir sur la volonté exprimée dans les urnes lors du référendum sur le Traité constitutionnel, le « non » nous oblige à répondre aux attentes exprimées par les Français. Mais c’est aussi le destin et la vocation de la France de contribuer, par son rôle moteur dans la construction européenne, au rapprochement des peuples et à l’amélioration de leurs conditions de vie. Elle doit reprendre l’initiative, reconquérir son influence, réaffirmer ses ambitions.
Le Président élu en 2007 sera celui qui aura à présider les institutions européennes au second semestre 2008, moment fort où la parole de la France sera déterminante pour l’avenir de l’Europe politique.
Réconcilier les Français avec l’Europe, relancer les initiatives avec nos partenaires, créer les conditions d’un nouveau « leadership » en donnant une dynamique nouvelle au couple franco-allemand… autant dire que le prochain Président français devra avoir un ambitieux projet européen à proposer à nos partenaires. Et là, la crédibilité de Dominique Strauss-Kahn est évidente. Son expérience ministérielle, la cohérence de son discours européen, sa parfaite connaissance des rouages communautaires, la fidélité de ses amitiés partout en Europe, son engagement au cœur de la social-démocratie européenne, ses relations étroites avec l’Allemagne… autant d’atouts qui font de Dominique Strauss-Kahn celui qui pourra porter haut et fort l’ambition européenne de la France, en poursuivant le combat et l’œuvre de François Mitterrand.
Loïc Chabrier
La sociale démocratie a un objectif : le social, c’est-à-dire la lutter contre les inégalités et une méthode, la démocratie.
Mais la social-démocratie ne peut se concevoir que dans un cadre européen. Parce que l’Europe est un modèle de paix, de civilisations uniques dans le monde mêlant pluralisme politique et religieux, tolérant les différences d’opinions ; parce que l’Europe à elle seule est capable d’être un contrepoids à l’homogénéité des Etats-Unis et de montrer un autre chemin, nous devons redonner force à la France par l’Europe.
Il y a un peu plus d’un an, le débat européen prenait toute sa place en France. Convaincu que le Traité ne répondait pas assez aux problèmes politiques, économiques, sociaux, diplomatiques et environnementaux, je m’engageais alors (je n’étais que sympathisant…) pour le non à
Mais peu après, loin de croire en un plan B, j’attendais tout de même que les ténors du non aillent discuter avec nos partenaires européens, négocier, tentent de relancer l’Europe. Malheureusement, rien de toute cela.
Aujourd’hui, je sais que ce Traité n’était pas parfait, mais cependant il était mieux que celui de Nice. Sans doute mon erreur a été celle-ci. : de croire au grand soir. Parce que finalement, l’Europe d’aujourd’hui, cette grande et belle œuvre, est le résultat d’une multitude de concessions de chacun. En fin de compte, il ne faut pas tout vouloir changer en un jour, mais du premier jour, jusqu’au dernier jour.
Relancer l’Europe, c’est à la fois savoir rêver pour l’imaginer, mais aussi être concret et avoir de véritables solutions.
Parce qu’il a de véritables propositions (tribune des échos, ses 50 propositions), parce qu’il a une véritable crédibilité au niveau européen (Romano Prodi lui a confié la présidence d’une table ronde européenne), parce que l’Europe est au centre de sa politique, parce que le prochain (ou la prochaine) Président(e) de la République devra relancer l’Europe, Dominique Strauss Khan est pour moi le candidat que je considère comme le plus à même d’être celui des socialistes et c’est pour cela que je sui apporte mon soutient.




