cette question me poursuit depuis la dernière réunion de débat,où l’intervenante pour Ségolène Royal (que j’estime beaucoup professionnellement pour ses engagements associatifs et sociaux…) a fait remarquer que les femmes de cette section qui soutenaient DSK devraient réfléchir à savoir si elles avaient vraiment résolu tous leurs problèmes, avant de voter pour ce candidat…..(qui, je suppose, a le tort de ne pas être une femme…)
Lors, je lui réponds…
Question préliminaire : peut on vraiment être féministe et avoir voté le projet du parti ?
je prend mon petit livret rouge et je cherche dans l’index….
Femmes : pas de chance ! nous passons d’ « Europe » à « fiscalité écologique »..
Essayons « parité »…cela existe sur l’index, mais est très brièvement évoqué à la page dite…..
bon…je trouve enfin : « place des femmes »…ah !!!une pauvre petite page me promettant des lois, au fait ? n’y en a-t-il pas déjà quelques unes, que peu de gens appliquent ?????
Je suis restée perplexe…..et me suis donc appliquée à chercher le candidat susceptible de
Répondre le mieux possible à mes aspirations féministes et sociales (peut on être féministe sans être sociale ????)
Que dit donc DSK, qui met le social au cœur de sa démarche ??????
- « à aucun moment, l’identité de genre ne peut justifier une quelconque discrimination »
- « je veux une société plus juste, en attaquant les inégalités à la racine »
- « Tout enfant a droit à une prise en charge collective par le développement des crèches municipales, associatives, parentales ou d’entreprise.. »
Tout ce que dit Dominique Strauss-Kahn, concernant le social, notamment en matière de prise en charge collective des enfants, ne peut que contribuer à notre émancipation : ainsi travail et enfants ne s’opposeront plus, la discrimination à l’emploi ou à la promotion dont font l’objet les jeunes mères tendra à disparaître, de même, nous aurons ainsi la possibilité de devenir aussi concurrentielles que nos collègues masculins, en suivant des formations longues et diplômantes (nb 1)…
Ceci est particulièrement vrai pour les plus en difficulté d’entre nous : les femmes isolées, qui (quand les institutions leur en laisse le choix et les moyens…)sont souvent devant le dilemme « suivre ses enfants pour les sauvegarder »ou « s’insérer professionnellement dans des boulots-de-merde-aux-horaires-impossibles »…c’est là que commence la lutte contre la délinquance dans les « quartiers », avoir la possibilité de donner un cadre à ses enfants, et leur montrer l’exemple de la volonté de s’en sortir économiquement.
C’est aussi pour elles, et toutes celles d’entre nous qui, par manque de disponibilité, ne peuvent réactualiser suffisamment leurs compétences et se retrouvent sur le bord du chemin (plus que leurs compagnons), que « le pacte de l’Elysée » permettra la mise en place d’une sécurisation des parcours professionnels en concertation et avec les partenaires sociaux, dont les branches professionnelles (patronat et syndicats de salariés)…. Cette réponse me semble particulièrement concrète, opérationnelle et financièrement réalisable.
Après çà, vous me direz….tout le monde n’a pas de difficultés économiques, et la parité ??? et les femmes en politique ?? Et l’égalité réelle ?
Peut-être qu’au lieu de légiférer, il suffirait de nous mettre, nous les femmes, en état de nous affirmer pour que celles qui en ont envie puissent s’investir dans la chose publique….sans devenir des louves pour l’homme, sans utiliser leurs attributs sexuels, simplement par leurs compétences, dans une société où hommes ou femmes seraient égaux….
Anne Le Restif
L’hiver suscite chaque année un élan d’émotion envers les personnes sans abri de la part de l’opinion publique comme de l’Etat qui renforce au gré du thermomètre les mesures de mise à l’abri.
Qu’est ce que l’urgence hivernale ? Est on dans l’urgence lorsque l’on sait qu’il va faire froid et qu’encore plus de personnes se retrouvent en souffrance dans la rue ?
Le nombre de personnes et de familles à la rue n’est certes pas exactement mesurable mais il est croissant, il est d’abord et avant tout intolérable. Elles y vivent et bien trop souvent y meurent tout au long de l’année. Leurs conditions de vie et d’hygiène, leur état sanitaire réduisent fortement leur espérance de vie et les exposent plus que d’autres aux épidémies, aux risques liés aux fortes chaleurs comme aux grands froids.
Mettre à l’abri les personnes à la rue est louable et humanitaire…mais ne pas se donner les moyens d’un accueil et d’une insertion de qualité, c’est prendre le risque de les remettre à la rue au printemps.
L’accueil d’urgence est censé répondre immédiatement à une situation de détresse. Pourtant, les lieux d’accueil d’urgence doivent répondre aujourd’hui à de nouvelles demandes de populations qui se retrouvent à la rue : des jeunes sans ressources, des femmes victimes de violences conjugales, des enfants, des personnes âgées, des gens qui travaillent, … Il existe une demande massive d’hébergement générée à la fois par l’augmentation très importante des situations de précarité, l’arrivée des demandeurs d’asile et la saturation des dispositifs d’hébergement.
Face à l’évolution constante de ce phénomène d’exclusion, l’Etat doit, sur chaque territoire, garantir que des réponses existent pour toute situation de détresse. Les lieux d’accueil, d’orientation et d’hébergement doivent offrir suffisamment de places, être de qualité et d’un confort digne de notre époque. Chacun doit disposer d’un minimum de ressources pour répondre à ses besoins vitaux. C’est certes un devoir de solidarité, mais c’est surtout permettre à chacun de ne pas être en situation de dépendance et de grande précarité.
Lutter contre les exclusions, c’est d’abord ne laisser personne sur le bord du chemin. C’est l’affaire de tous, principalement des socialistes. C’est le sens de l’engagement de DSK
La promotion des solidarités, au travers l’affirmation des valeurs fondamentales et d’actes engagés (RESF, Trop C trop, …), constitutives d’une vraie Démocratie sociale, est au cœur du combat de DSK. Ces propositions en matière d’aide aux entreprises, de politique de la ville comme du soutien et du développement de l’économie sociale et solidaire sont les signes d’une volonté engagée de « changer la gauche, pour changer
Sandrine Runel
« Sur l’évolution de la famille, sur le défi majeur que constitue l’allongement de la durée de la vie, sur le quotidien des personnes en situation de handicap, sur les droits des homosexuels, Dominique Strauss-Kahn avance des propositions novatrices »
Je soutiens Dominique Strauss-Kahn car il a depuis longtemps manifesté son intérêt pour les grandes questions de société auxquelles il entend donner une réponse politique volontariste.
Sur l’évolution de la famille, sur le défi majeur que constitue l’allongement de la durée de la vie, sur le quotidien des personnes en situation de handicap, sur les droits des homosexuels, Dominique Strauss-Kahn avance des propositions novatrices :
- C’est dans cette logique qu’il souhaite concentrer les aides vers les familles les plus défavorisées et promouvoir un service public de la petite enfance, par la généralisation d’un système de crèches et de garde d’enfants sur l’ensemble du territoire.
- C’est l’émergence dans notre société d’un « quatrième âge » qui l’amène à redéfinir la politique sanitaire et sociale.
- C’est la situation des personnes handicapées qui l’incite à proposer une politique globale fondée sur leur accessibilité, leur accès à l’emploi et tout simplement leur place dans la société.
- Il se prononce clairement pour le mariage des couples homosexuels et leur droit à l’adoption.
Sur toutes ces questions concernant notre avenir et notre conception du « vivre ensemble », Dominique Strauss-Kahn réaffirme sa volonté politique et sa parfaite compréhension des défis de la société du XXIème siècle. Je compte sur la force de conviction et de persuasion de Dominique Strauss-Kahn pour expliquer aux Français que ces réformes s’inscrivent dans la tradition républicaine de lutte contre les discriminations et de promotion de l’égalité des droits, pour un socialisme de l’émancipation et pour une société moderne ouverte et tolérante.
Le constat que nous portons sur l’état de notre société est connu et partagé par nous tous. Il tient en une formule : le « Descenceur social ». Les Français ont le sentiment de risquer à tout moment, pour eux-mêmes comme pour leurs enfants, d’être aspiré par le bas. Ils sont inquiets du présent. Ils redoutent l’avenir. Ils ne croient plus en la capacité des politiques à résoudre leurs problèmes.
La situation impose que nous portions un discours positif, novateur et ambitieux pour la jeunesse.
Les jeunes aujourd’hui cumulent les difficultés. Il est plus difficile pour eux de se loger et de s’insérer dans la vie professionnelle. Pour demain, nous leur laissons, à la fois une dette publique élevée et un environnement dégradé.
DSK estime que nous leur devons quelque chose et souhaite que la société les aide à entrer dans la vie.
Il propose que nous donnions un patrimoine public à ceux qui n’ont pas de patrimoine privée. Un capital public à ceux qui n’ont pas de capital social, pour financer leurs études, un projet professionnel, un logement…
La proposition formulée est d’attribuer un « patrimoine de départ » de 10 000 euros.
Les jeunes n’auront pas « mérité » cet argent mais la génération des baby-boomers a-t-elle « mérité » de naitre dans un contexte économique exceptionnel ?
A l’instar des « emplois-jeunes » dont DSK avait été l’inspirateur, cette mesure est moralement indispensable, socialement juste et économiquement pertinente : c’est l’égalité réelle mise en acte !
Vincent Michelin
Il est difficile de résumer ce qui fait de Dominique Strauss-Kahn le candidat le plus à même de battre la droite tant ses propositions sont complètes. C’est justement sa vision globale de la société qui me pousse à la soutenir. En adhérant par Internet à 20€, j’ai voulu comme de nombreux nouveaux adhérents, contribuer à barrer la droite dans sa course au toujours pire.
Les propositions de DSK sur la sécurité, par exemple, révèlent sa compétence. En abordant cette thématique de façon globale, de l’éducation aux questions judiciaires et carcérales, il apporte une réponse à même de changer la société en profondeur. En s’appuyant sur l’expérience des personnes confrontées au milieu carcéral, il s’est engagé clairement pour la campagne « Trop c Trop » contre la surpopulation carcérale.
Célestine Bianchetti
Je suis motard, comme environ un million des français, à comparer aux 36 millions d’automobilistes. Pourquoi je pense que
Quel que soit le type de pratique du deux roues motorisée, en effet, nous rejetons en tant que motards le discours stigmatisant que la droite n’a cessé de faire peser sur nous depuis longtemps. Accusation d’irresponsabilité, de danger sont très mal perçues alors que les politiques UMP refusent souvent le dialogue, et proposent des lois motophobes (taxation, bridage des moteurs, restriction de circulation).
Par leur vulnérabilité (absence de carrosserie), les motards sont en contact direct avec les problématiques de la sécurité routière et en ont une perception très pointue. Tout d’abord, personne n’est dupe des discours de la droite : la baisse de la mortalité routière n’est pas le résultat de la politique répressive à base de radars et de permis à points. Elle est identique à celles que l’on observe dans les autres pays d’Europe. Elle repose sur une tendance de fond de la non-acceptation des fatalités, que l’on retrouve dans d’autres domaines de la vie. Cette tendance se traduit par une hausse des réglementations en matière de crash ou de sécurité active (obligation de l’ABS par exemple) ou par la création d’un consumérisme Européen avec la création d’un label EuroNcap qui classe les véhicules en termes de sécurité. Les voitures vendues aujourd’hui sont 20% plus lourdes qu’il y a quinze ans du fait du renforcement de leur habitacle et de la pléthore de leurs équipements de sécurité (jusqu’à 8 airbags par véhicule !).
Les chiffres de la mortalité en deux roues n’ont pas suivi cette décrue, d’une part du fait que les évolutions technologiques ont moins d’impact (elles sont limitées au freinage, à la tenue de route, et à l’équipement), et que d’autre part la pratique du deux roues est en forte augmentation depuis plus de dix ans. Enfin, dans l’analyse des accidents, il faut souligner deux points : dans plus de la moitié des cas, ce n’est pas le motard qui est la cause de l’accident, et la mortalité routière frappe principalement la tranche des 15-24 ans qui est surreprésentée chez les motards.
D’où la nécessité de développer une politique de prévention basée sur le dialogue.
Le premier levier pour faire baisser l’impact des accidents des deux roues concerne les équipements de protection des motards. Le port d’un casque, mais aussi de gants, de chaussures adaptées et d’une protection dorsale permet de réduire très significativement les conséquences d’une chute. Une politique d’incitation au port de ces équipements de sécurité a été développée avec succès par les compagnies d’assurance allemandes : la mortalité y est inférieure de plus de la moitié à celle de la France. Pourtant, ces équipements sont taxés à 19,6% dans notre pays. Reclasser ces marchandises dans la catégorie soumise à 5,5% serait une mesure forte et économiquement rentable. Au contraire des motos, la plupart de ces équipements sont fabriqués en France ou dans les autres pays d’Europe, et leur utilisation génèrerait des économies pour la sécurité sociale.
Le second levier repose sur l’éducation routière où deux lacunes sont à combler. La première touche une partie des utilisateurs de deux roues qui prend de mauvaises habitudes dès la pratique du vélo ou du cyclomoteur, par manque de formation et de prise de conscience des risques. La seconde concerne les automobilistes qui ne sont pas toujours conscients de la spécificité de la conduite des deux roues. L’enseignement théorique et pratique de la conduite à deux et quatre roues avec le concours de l’éducation nationale serait un investissement important, mais sûrement payant au regard du coup économique et moral que représentent les accidents de la route. L’établissement d’un véritable permis de conduire pour les cyclomoteurs (addition d’une épreuve pratique en plus de l’examen du code de la route) compléterait logiquement ce dispositif.
Enfin, le dialogue permettra également de faire cesser les prises de risque en les rendant inutiles
Selon le code de la route, la remontée des files de voiture en deux roues ou la circulation sur les voies d’arrêt d’urgence ou réservées aux bus sont interdites. De même, le stationnement sur les trottoirs n’est toléré que s’il ne gêne pas la circulation des piétons. Ces règles sont impossibles à faire respecter, car elles ne sont ni réalistes ni pragmatiques dans les grandes villes et l’immense majorité des deux roues, la plupart du temps dans des conditions acceptables, les transgresse. Il faut donc engager le dialogue pour définir des critères objectifs de cohabitation sur les voies réservées et sur les trottoirs obtiendrait très probablement des résultats positifs en matière de sécurité, mais aussi au niveau du sentiment d’intégration des motards.
La France se distingue en Europe par sa législation qui limite à 100 cv la puissance des motos. Elle a tenté plusieurs fois de faire étendre cette mesure au reste de l’Europe, mais toutes les études ont montré l’absence de relation entre insécurité routière et puissance des moteurs. Et les mauvais résultats statistiques de la France face aux pays « libres » complètent la démonstration. Mais cette limitation a un effet pervers, le bridage spécifique à la France génère des surcoûts, et est dans la pratique contourné par certains motards bricoleurs, avec à la clef une augmentation de la pollution sonore.
Se limiter aux réglementations européennes (dont
Dans sa note « Pour l’égalité réelle » rédigée pour la fondation Jean Jaurès, DSK exprime sa vision réformatrice de la famille et fait des propositions pertinentes pour mettre fin aux inégalités qui touchent certaines formes de famille.
Partant du constat que le lien entre l’institution du mariage et la procréation n’est plus le seul modèle à l’heure de la contraception ou des naissances hors mariage, il convient de prendre acte de son véritable sens. C’est une institution sociale qui assure la reconnaissance symbolique de l’amour entre deux êtres et qui officialise une solidarité juridique et financière.
Concernant la question de la parentalité, DSK fonde son approche sur la primauté de l’intérêt de l’enfant, c'est-à-dire d’être élevé par des parents aimants.
Ces paroles très puissantes sont porteuses d’espoir et dépassent très largement le cadre des couples homosexuels. En effet, le mariage et la parentalité sont des espaces de forte discrimination et l’on peut objectivement parler de « familles à deux vitesses ». Dans la pratique, il y a la famille institutionnelle (constituée d’un père, d’une mère et d’enfants comme le revendique le groupe des 268 députés UMP-UDF contre l’homoparentalité), et toutes les autres aux droits réduits :
- Les familles adoptives
- Les familles monoparentales
- Les familles homoparentales
- Les familles recomposées
- Les familles des enfants nés sous « X »
- Les familles issues de la PMA (procréation médicalement assistée)
- Les couples qui n’ont pas accès à la PMA (ou à certaines formes de PMA)
Ces questions concernent beaucoup de français :
- 5000 adoptions par an pour 25 000 demandeurs (source rapport M.I.F.)
- 1,5 millions de familles monoparentales (source INSEE)
- 45 % des lesbiennes dont 11% sont déjà parents (source INSEE)
- 36 % des gays dont 7% sont déjà parents (source INSEE)
- 12 % des couples en âge de procréer souffrent de problèmes d’infertilité dont 2% ne trouveront pas de solution dans l’offre de soin accessible en France (source rapport M.I.F.)
Au-delà de l’importance des chiffres, il faut ajouter que pour tous ces français la question de la levée des discriminations sur la famille est un critère prioritaire en matière de vote.
J’approuve
N’en déplaise aux 268 députés UMP-UDF, des millions d’enfants sont élevés par des parents aimants sans passer par le mariage ou la reproduction sexuée. Pour autant, doivent-ils être considérés comme des sous-citoyens, aux droits réduits ? Ne pas reconnaître dans les critères de filiation le lien social, c'est-à-dire l’engagement inaliénable à être parent de l’enfant à naître ou dont les parents génétiques ne souhaitent pas être les parents sociaux, est une attitude dogmatique. Au nom, de ce dogme, on nie la réalité en falsifiant les actes de naissances des enfants adoptés (privant ainsi des milliers d’enfants de leur histoire originelle, et ce en violation du droit international sur le droit à connaître son histoire familiale). De même, on crée une profonde inégalité entre les hommes et les femmes. Un homme peut-être obligé à être père si son ADN se retrouve chez l’enfant, tandis qu’une femme peut accoucher sous X et disparaître sans laisser la moindre trace ou le moindre renseignement. A l’inverse, un homme infertile peut être père grâce au don de sperme, alors qu’une femme sans utérus fonctionnel ne peut être mère, la gestation pour autrui étant interdite en France. Il est temps que le droit reflète les réalités de notre époque, et reconnaisse dans les critères de filiation le lien social, inaltérable.
L’accouchement sous X promu par Pétain est contraire au droit européen au nom du respect de la vie privée. Le « toilettage » de façade effectué par Ségolène Royal avec la loi du 22 janvier 2002 ne répond pas aux attentes, et a simplement permis à la France d’éviter la condamnation par la Commission Européenne des Droits de l’Homme. Au contraire, la création du Conseil National d'Accès aux Origines Personnelles - CNAOP – dont la mission est de rechercher les familles de naissance et permettre les retrouvailles à la condition impérative que les parents de naissance donnent leur accord- est un échec. Selon le rapport d’activités 2004-2005 émis par le CNAOP, sur 1740 demandes, seulement 287 ont abouti à la communication de l’identité des parents (soit 16%), dont 137 sans levée de secret (les parents abandonneurs avaient donc laissé leur accord à communiquer leur identité) et 91 suite au décès des parents abandonneurs. Restent donc seulement 59 véritable levées de secret, soit à peine plus de 3 % des demandes ! Quel service public, ou même quelle entreprise au monde pourrait continuer à être financé avec de pareils résultats ?
Plus grave encore, sur ces 1740 demandes, 92 ont abouti à l’enregistrement d’un refus de levée de secret, dont 79 couvrent aussi la période post-mortem des parents abandonneurs (soit plus de 4% des demandes). Concrètement, le CNAOP génère plus de refus perpétuel de levée de secret que d’accords de levée de secret ! Ce constat n’a pas échappé aux associations de nés sous X (par exemple www.x-en-colere.org) qui conseillent maintenant à leurs adhérents d’attendre la mort probable de leurs parents abandonneurs avant de faire une demande au CNAOP, afin de ne pas risquer de créer un refus perpétuel de levée de secret. Attendre d’avoir 60 ans pour connaître le tout début de son histoire personnelle est intolérable, d’autant plus que ce besoin culmine généralement à l’adolescence ou lorsque se pose la question d’être à son tour parent.
La suppression de l’accouchement sous X (et du droit d’accès à ses origines), et la réaffirmation du droit pour les hommes et les femmes à renoncer aux droits et responsabilités parentales en toute transparence sont l’un des préalables essentiels à la réussite de l’adoption. Le respect de la vie privée est ici primordial. Ce droit garantit à l’enfant adopté de pouvoir accéder aux informations relatives à sa naissance, dans la limite du respect de la vie privée des géniteurs.
Enfin, lever l’interdiction de la gestation pour autrui participe du même mouvement. La société a évolué. De nombreuses études sociologiques menées par les pays qui ont légiféré positivement sur la GPA (Angleterre, Grèce, Belgique…) contredisent totalement les soit-disant « risques » qui avaient été évoqués il y a une vingtaine d’années. De nombreux professionnels de la santé en France, mais aussi des scientifiques, psychanalystes, comme une majorité de français considèrent que la GPA est éthique lorsqu'elle se déroule dans un cadre assurant toute précaution médicale, physique, juridique, psychologique et avec le consentement éclairé des personnes concernées; elle est reconnue alors comme un acte compassionnel de don entre deux femmes. C’est d’ailleurs ce qu’a proposé le Conseil de l’Europe dans un rapport remis en décembre 2005, avec le soutien de Claude Evin, - un proche soutien de
Notons également au passage que l’on n’a pas entendu la député des Deux-Sèvres sur ce thème, alors qu’elle se dit pourtant la spécialiste des questions de famille (mais apparemment seulement la sienne compte, et encore, quand elle ne s’étend pas à la fratrie, qu’elle renie !)..
On ne l’a pas entendue non plus (ni vue) à Cachan, pour défendre les enfants maltraités dans le gymnase, ni contre l’expulsion des enfants de familles sans papiers… alors que
Pour toutes ces raisons, et parce que pour moi la famille est par essence primordiale, je voterai




