Parce que sa méthode renie toute démagogie et se donne les moyens d’obtenir de très bons résultats :
DSk fait campagne depuis que la campagne est ouverte. C’est aussi par un refus de rentrer dans le jeu des médias, dont la logique de présentation des candidats est binaire, ce qui pousse ces derniers, poussés par les médias, à devoir se livrer à des promesses ou des révélations toujours plus dans la surenchère, quand ils sont rentrés dans ce jeu, et à devenir esclaves de cette logique. Il est plus honnête de faire campagne quand la campagne a lieu, ce qui permet aussi de ne pas tomber dans le piège.
Et il faut le reconnaître, depuis qu’il fait campagne, il n’a pas été avare de propositions. Prenons par exemple la proposition d’un patrimoine de départ pour les jeunes. Elle illustre à la fois la pensée et la méthode de DSk, ainsi que la démocratie participative.
En ce qui concerne la démocratie participative, dès que cette proposition a été faite, plus de 500 pages de questions-réponses ont été immédiatement déposées sur le blog de DSk.
Donner plus de capital public et humain a ceux qui ont moins de capital social et privé. Cela illustre la démarche de Dominique Strauss-Kahn qui pense que la priorité réside dans les questions économiques et sociales, car la crise est d’abord économique et sociale, et c’est cette crise qui, à son tour, entraîne la crise démocratique. C’est pourquoi DSk propose un Pacte de l’Elysée qui abordera ces questions, sitôt qu’il sera élu. Quatre aspects principaux le constituent.
Le pouvoir d’achat : il faut arriver au SMIC à 1500 euros en cours de mandat, certes, mais il faut aussi s’occuper de ceux qui sont en dessous ou au dessus du SMIC. Et surtout, il faut permettre des perspectives de carrière.
La sécurité sociale professionnelle : c’est toute une nouvelle approche de l’économie. Assurer l’évolution de la personne, et non son poste. C’est une approche dynamique des questions économiques et sociales, qui est susceptible de recréer la confiance et donc la croissance, de permettre à chacun à tout âge de s’y retrouver. N’oublions pas qu’en ce qui concerne les jeunes, DSk était le père des emplois jeunes.
Mais si l’approche des questions économiques et sociales de DSk est dynamique, elle est aussi protectrice.
La santé au travail : en effet, il s’agit d’investir dans le secteur de la santé. En ce qui concerne la lutte contre les maladies professionnelles, DSk a été un des premiers dirigeants du PS à insister, non seulement sur le stress, mais aussi sur la nécessité de répondre aux nouvelles maladies musculo squeletiques. Redonner confiance, c’est bien sûr aussi investir dans le domaine de la santé.
Les retraites : DSk ne veut rien promettre qu’on ne puisse tenir.
Mieux vaut être relativement plus modeste dans ses propositions, car ainsi on pourra non seulement faire ce que l’on a annoncé, mais même probablement faire mieux que ce que l’on a annoncé, car il s’agit ici de mobiliser la confiance, provoquer un mouvement.
Parce qu’il incarne une gauche du XXIème siècle et une gauche Européenne :
En effet, DSk incarne une gauche du XXIème siècle lorsqu’il dit qu’il faut lutter contre les inégalités à la racine. Et aller vers l’égalité réelle.
On parle là du « socialisme de la production ». Il s’agirait d’un socialisme, qui produirait une société plus juste en s’appuyant sur le capital humain. Il s’agit donc bien de socialisme. Alors que le capitalisme est le système qui produit en s’appuyant, avant tout, sur le capital technique. Cela ne veut pas dire qu’il faut moins redistribuer.
En fait, le socialisme de DSk est adapté au XXIème siècle parce qu’il est adapté à l’objectif de développement durable.
En effet, rappelons la formule du développement durable. Une politique agit en faveur du développement durable si, dans ses actions, ses investissements, elle investit à la fois sur l’économique, sur le social, et sur l’écologique. Sans défavoriser aucun aspect.
- Or, agir pour la croissance, c’est bien agir pour l’économique.
- Mais redistribuer toujours mieux, c’est agir pour le social. Redistribuer toujours mieux, c’est possible en développant un système de sécurité sociale professionnelle. Tout comme dans le cas des nationalisations temporaires de PME stratégiques pour l’économie nationale, le temps de passer un cap difficile. Il faut éviter les points de faiblesse du système. Agir sur les deux bouts de la chaîne sociale. DSk a eu l’idée du service public de la petite enfance, pour aider les enfants entre deux et six ans, issus de famille défavorisées socialement, ou ayant des problèmes d’adaptation culturelle. Il veut aussi aider les « vieux » entre guillemets, quand il parle d’augmenter le taux d’activité des 55-64 ans. C’est cela aussi relancer la croissance, de même qu’investir sur la dépense médicale.
- Enfin, agir contre les inégalités à la racine, n’est-ce pas faire de l’écologie sociale ? Tout se tient !
DSk est vraiment le héraut d’une gauche écologique, cela car il a une vision de l’avenir, une vision qui lui donne sa stature de Président pour la France. Sortir du tout pétrole dans les trente-cinquante prochaines années. Sortir du tout nucléaire après. Voilà sa vision.
DSk est aussi un des principaux leaders de la gauche Européenne. Une anecdote l’illustre bien. On sait qu’il connaît, et est apprécié par les principaux leaders du socialisme et de la social démocratie Européens. Dans son dernier livre, « 365 jours », il explique qu’à une réunion de ce gratin, qui avait lieu en Italie, il ne s’attendait pas à ce qu’on l’invite à parler en premier. Or, la réunion commence, et à ce moment, les organisateurs Italiens de la réunion l’invitent à prendre la parole en premier. DSk ouvre le débat dans un italien parfaitement correct !
Mais qui est donc DSk ? Il est un intellectuel de la gauche Européenne. On ne peut le nier, et puis il est un élu de terrain. Ce qui lui donne un profil parfaitement équilibré. De plus, il arrive aujourd’hui à maturité, comme élu, pour diriger un Etat.
En effet, il a une expérience d’élu de terrain. Et puis, il est élu au Parlement, depuis maintenant vingt ans.
Ses compétences pour les questions économiques et sociales, personne ne peut les nier. Il a été Ministre de l’Industrie, Ministre du Commerce Extérieur, et Ministre de l’Economie et des Finances. Dans cette dernière fonction, il a aidé à créer, en trois ans ou en cinq ans, presque autant d’emplois que la France n’en n’avait créé pendant un siècle.
Mais DSk est un intellectuel, et c’est important pour lui. Comme il est important de remarquer qu’il est sans doute arrivé à maturité, car depuis ses dernières années, il a écrit plusieurs livres où il a exprimé toutes ses idées où il montre qu’il est un socialiste Européen et du XXIème siècle.
• Dans « La flamme et la cendre » (2002), il montre sa filiation avec Jean JAURES et expose sa vision du socialisme du XXIème siècle, le « socialisme de la production ».
• Dans « 50 propositions pour développer l’Europe politique » (2003), demandé par le Président de la Commission Romano PRODI, il montre des propositions qui sont reprises par le PSE et en font un ouvrage sur le bureau de tout militant du Parti Socialiste Européen.
• Dans « Pour l’égalité réelle », (2004), paru aux presses de la Fondation Jean Jaurès, il va plus loin dans ses propositions. Le socialisme doit aujourd’hui dépasser le stade de « l’égalité symbolique », lorsque le socialisme et le libéralisme s’opposaient dans un combat avant tout symbolique, portant sur une possibilité et non sur une réalité, et puis quand la gauche avait pour objectif, ce qui fut prouvé sous MITTERRAND, qu’elle gérait mieux que la droite. Il faut aujourd’hui, au niveau social, aller jusqu’à « l’égalité réelle », l’égalité de destin, et cela aura comme conséquence politique une « gauche durable », réélue pour un après mandat.
• Dans « 365 jours » enfin (2006), on a la chance de se retrouver dans la peau d’un Présidentiable, qui effectivement, depuis ces dernières années, a muté et qui est effectivement allé à la rencontre des Françaises et des Français, depuis le 21 avril 2002.
Car, intellectuel arrivé à maturité et qui est disponible pour présider (car il a communiqué ses idées), DSk a attendu la campagne pour faire campagne, mais il a rencontré les Français, et c’est pourquoi se crée aujourd’hui un mouvement d’opinion. Dans le désordre, les trois personnalités politiques Françaises à recueillir 40% au moins d’opinions favorables, ce qui n’est pas rien, sont Nicolas Sarkozy, Ségolène ROYAL et Dominique STRAUSS-KAHN.
DSk, on sait que c’est quelqu’un sur lequel on peut compter. Et c’est pourquoi il est apte à transformer l’essai. Car il a dit qu’il contactera, s’il est investi par le Parti Socialiste, les syndicats et les représentants des forces sociales, très vite de façon à ce que, sitôt qu’il sera élu, il puisse négocier le Pacte de l’Elysée.
Comment pourrait-on parler du rapport de DSk avec l’Institution, de son autorité :
Effectivement, ce qui fait la force de DSk, c’est aussi cela, évidemment.
Conformément au Projet Socialiste, il s’engage à ce que, dans les six mois après l’élection, ait lieu un Référendum sur les Institutions. DSk pense notamment à confirmer le Sénat dans son rôle de juge, comptable et communicateur de la décentralisation.
Sa conception d’un Président Acteur va bien dans le sens de l’urgence sociale. Car il veut redonner toute sa place au Parlement (mandat unique). Donc cette conception ne va pas contre le rôle du Parlement. Et quel serait le rôle du Premier Ministre ? On peut imaginer, un communicateur et un médiateur entre le Président et le Parlement. Donc, cela met en valeur le Parlement. Mais le « Président Acteur » assumera tout. Il sera là pour régler les problèmes.
Cela illustre bien là aussi la conception de la négociation de DSk. Il est carré dans la pensée. Et suffisamment rond humainement, comme tout grand politique : - cf. son attitude lors des deux débats télévisés. - Cf. son attitude dans la discussion lors du débat sur le Référendum, où il n’a cessé de discuter avec les uns et les autres, comme l’a noté Benoît HAMON lorsqu’il est venu nous rencontrer à St-Hippolyte-du-Fort.
Sur l’Europe, il est important d’avoir un Président avec des convictions. Et en même temps, DSk affirme suffisamment que le rôle et de destin de la France lui sont propres, pour qu’il défende bien la France lors des négociations Européennes. Justement parce qu’il est rond et carré… que l’on peut compter sur lui !
DSk a donc l’envergure pour devenir notre Président. Il mérite que nous l’investissions
Philippe Jourdon




