L’hiver suscite chaque année un élan d’émotion envers les personnes sans abri de la part de l’opinion publique comme de l’Etat qui renforce au gré du thermomètre les mesures de mise à l’abri.
Qu’est ce que l’urgence hivernale ? Est on dans l’urgence lorsque l’on sait qu’il va faire froid et qu’encore plus de personnes se retrouvent en souffrance dans la rue ?
Le nombre de personnes et de familles à la rue n’est certes pas exactement mesurable mais il est croissant, il est d’abord et avant tout intolérable. Elles y vivent et bien trop souvent y meurent tout au long de l’année. Leurs conditions de vie et d’hygiène, leur état sanitaire réduisent fortement leur espérance de vie et les exposent plus que d’autres aux épidémies, aux risques liés aux fortes chaleurs comme aux grands froids.
Mettre à l’abri les personnes à la rue est louable et humanitaire…mais ne pas se donner les moyens d’un accueil et d’une insertion de qualité, c’est prendre le risque de les remettre à la rue au printemps.
L’accueil d’urgence est censé répondre immédiatement à une situation de détresse. Pourtant, les lieux d’accueil d’urgence doivent répondre aujourd’hui à de nouvelles demandes de populations qui se retrouvent à la rue : des jeunes sans ressources, des femmes victimes de violences conjugales, des enfants, des personnes âgées, des gens qui travaillent, … Il existe une demande massive d’hébergement générée à la fois par l’augmentation très importante des situations de précarité, l’arrivée des demandeurs d’asile et la saturation des dispositifs d’hébergement.
Face à l’évolution constante de ce phénomène d’exclusion, l’Etat doit, sur chaque territoire, garantir que des réponses existent pour toute situation de détresse. Les lieux d’accueil, d’orientation et d’hébergement doivent offrir suffisamment de places, être de qualité et d’un confort digne de notre époque. Chacun doit disposer d’un minimum de ressources pour répondre à ses besoins vitaux. C’est certes un devoir de solidarité, mais c’est surtout permettre à chacun de ne pas être en situation de dépendance et de grande précarité.
Lutter contre les exclusions, c’est d’abord ne laisser personne sur le bord du chemin. C’est l’affaire de tous, principalement des socialistes. C’est le sens de l’engagement de DSK
La promotion des solidarités, au travers l’affirmation des valeurs fondamentales et d’actes engagés (RESF, Trop C trop, …), constitutives d’une vraie Démocratie sociale, est au cœur du combat de DSK. Ces propositions en matière d’aide aux entreprises, de politique de la ville comme du soutien et du développement de l’économie sociale et solidaire sont les signes d’une volonté engagée de « changer la gauche, pour changer
Sandrine Runel
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Idée neuve - Les lois résultats - Politique de la consigne –14-11-2006
Je trouve les discours des candidats socialistes, mais aussi des autres candidats (Sarkozy, Voynet, Le Pen, Bayrou, Hulot,…) très pauvres. Pauvres en franchise, pauvres en propositions concrètes et absolument VIDES DE RESULTATS garantis.
A l’heure où tout va très vite, nous devons admettre qu’il est impossible aux hommes politiques de contrôler et d’ajuster en temps réel les trop nombreux paramètres de notre vie sociale, économique, technologique…
L’encombrement du parlement en est une preuve. Le nombre de réformes, cumulé au nombre de lois d’ajustement toujours nécessaires dépasse les capacités de gestion de nos institutions.
Pendant ce temps là, par exemple, le chômage des personnes handicapées reste le double de celui des personnes valides, sans qu’aucun homme politique ne promette de résoudre cette injustice dans les 12 mois qui viennent. Pourtant nous le pouvons.
Nous le pouvons par une loi dite « Loi de résultat », s’inspirant des boucles de régulation utilisées par tous les techniciens dans tout système de contrôle. C’est le cas de votre chaudière par exemple.
On décide d’une consigne : « le chômage des personnes handicapées sera équivalent à celui des personnes valides »
On décide d’une date résultat cible : « Cette égalité sera rétablie au plus tard le31/12/2007 ».
On définit une mesure : « La proportion relative des chômeurs handicapés sera mesurée et publiée mensuellement par l’INSEE au plus tard le 15 du mois suivant».
On définit un levier d’action : « la contribution annuelle au fonds de développement pour l'insertion professionnelle des handicapés, sera modulée en vue d’obtenir le résultat attendu. » Pour information, actuellement égale au nombre de bénéficiaires manquants, multiplié par 40 fois le salaire horaire minimum de croissance. Ce n’est RIEN !!
On définit un règle : « Le montant de contribution annuelle au fonds de développement pour l'insertion professionnelle des handicapés SERA DOUBLE chaque mois que la consigne ne sera pas atteinte et divisée par 2 chaque mois que la consigne sera dépassée »
En clair, cette loi est une menace très forte pour ceux qui ne voudraient pas appliquer la loi, puisque la pénalité est exponentielle et n’a pas de limite haute.
Par contre elle dispose d’une inertie et donc à terme un équilibre autour de la consigne recherchée va s’établir, sans qu’aucune action politique ne soit plus nécessaire. La contribution, par ailleurs disparaîtra d’elle-même une fois la consigne atteinte pendant plusieurs mois.
C’est simple non la politique !! Amusez-vous avec les consignes suivantes : 3% de chômeurs, 500 morts sur les routes, 1% d’illettrés, 0,1% de SDF…
Cyril Rameau