« Si le Président de la République n’a pas la conviction et la force politiques suffisantes pour affirmer sa volonté politique et pour convaincre ses partenaires, c’est la France qui est affaiblie»
Dominique Strauss-Kahn a depuis longtemps exprimé une conception renouvelée de la fonction présidentielle. Le Président de la République doit être un acteur essentiel de notre démocratie parlementaire et non plus le monarque républicain d’antan ni l’arbitre passif d’aujourd’hui qui se contente de fixer les grandes orientations sans s’impliquer ni véritablement s’engager. Il doit être un visionnaire qui indique une direction pour le pays, qui agit, qui tranche, qui porte une politique comme le font les dirigeants des grandes démocraties tels le Président des Etats-Unis, le Premier ministre britannique ou le Chancelier allemand. Cette conception de la fonction présidentielle est d’autant plus nécessaire que dans le monde d’aujourd’hui, les décisions qui engagent la France sont prises dans les grandes réunions européennes et internationales. C’est le Président de la République qui y représente la France. Or, s’il n’a pas la conviction et la force politiques suffisantes pour affirmer sa volonté politique et pour convaincre ses partenaires, c’est la France qui est affaiblie.
Dominique Strauss-Kahn est le seul des trois candidats à défendre cette conception qu’implique désormais le quinquennat. Cette fonction présidentielle renouvelée doit s’accompagner d’un rééquilibrage nécessaire de nos institutions en faveur du Parlement. L’instauration du mandat unique pour les parlementaires, réforme radicale pour instaurer un parlementarisme rénové, leur donnera les moyens d’exercer pleinement leur fonction législative et leur fonction de contrôle de l’Exécutif, conditions indispensables pour mettre fin au divorce civique qui existe entre nos concitoyens et leurs institutions. Si le projet de notre parti a inscrit ces propositions novatrices, c’est parce que Dominique Strauss-Kahn en a été le promoteur et je pense qu’il est le mieux à même de les réaliser.
Monique GARRET
Commentaires
Marc fait allusion à une gaffe émant de SR; Laquelle ?
Si vous faîtes allusion à l\\\'Iran, je pense qu\\\'il ya erreur car renseignements pris (voir les décarations deJ.L BIANCO et Pascal BONIFACE et les traités internationaux sur le sujet ) il apparaît qu\\\' elle est en phase avec le TNP, car vu la nature du pouvoir iranien, il n\\\'y a qu\\\'un pas pour qu\\\'il passe du nucléaire civil au nucléaire militaire surtout s\\\'il refuse de se soumettre au contrôle international et c\\\'est le cas. Je pense que votre doute provient de l\\\'attitude professorale de LF qui l\\\'a reprise pour la corriger alors qu\\\'il se trompait lui-même. Le paradoxe réside dans le fait qu\\\'il ne veut pas recevoir le représentant iranien mais qu\\\'il lui accorde l\\\'autorisation d\\\'enrichir de l\\\'uranium !!!
SR a paru déstabilisée par cette remarque infantilisante à laquelle elle s\\\'attendait pas, alors qu\\\'elle avait raison! Un comble !
La fin justifie-t-elle les moyens ? Faut-il décridibiliser un (e) candidat(e) pour gagner ?
L\\\'investiture socialiste n\\\'est pas un jeu de quilles me semble-t-il.
Quoi que dise Jean-Louis Bianco, quoi que dise Pascal Boniface, Ségolène Royal n'est pas en phase avec le TNP. Si tu as un doute, je t'invite, comme je l'ai fait moi-même, à te rendre sur le site de l'AIEA, ou tu pourras lire, outre le texte du TNP, la déclaration d'El Baradei devant les Nations Unies le 30 octobre, qui résume la situation ;
Contrairement à ce que Bianco (et toi, à sa suite) affirme, l'Iran se soumet au contrôle international pour ses installations civiles ; en revanche il refuse de cesser d'enrichir de l'Uranium, au prétexte que cet enrichissement est à destination civile, ce dont la communauté internationale doute. Les inspecteurs ont pu inspecter, et ont expliqué ne pouvoir trancher : on ne peut certifier, ni infirmer, l'existence d'un programme militaire clandestin.
Tu trouveras aussi, sur le site de l'AIEA, une revue de presse internationale, contenant entre autres un article du Financial Times, peu suspect d'être directement intéressé par la campagne interne de socialistes français, qui note que la position de Ségolène est plus dure encore que celle de George W Bush...
Qu'attendre d'un Président de la République ?
Qu'il insuffle un peu d'esprit Républicain dans la mondialisation, dans la construction de l'Union Européenne ... et dans le Pays.
N'oublions pas que les finances sont désormais au-dessus des nations et de leurs institutions, et que celles-ci n'ont un pouvoir sans cesse décroissant devant les sociétés privées.
N'oublions pas non plus que l'Union Européenne actuelle est une fédération reprenant encore trop peu de valeurs Républicaines.
N'oublions pas que la République se construit pour le débat et contre son ennemi, l'arbitraire : qu'il s'agisse de l'arbitraire du pouvoir ou de celui de la violence des banlieues.
Sans vouloir trop rentrer dans des polémiques que les militants qui gèrent ce blog jugent stériles, je t'invite à considérer cependant avec un peu de distances les accusations de "déstabilisations" lancées par certains candidats.
Rien ne permet d'établir que les élements ayant déstabilisé la campagne de Ségolène Royal ne sont à l'initiative des états-majors de l'un ou l'autre de ses concurrents.
1) Si l'on considère l'affaire des "sifflets" au Zenith de Paris, tous les témoignages des militants présents sur place contredisent la version d'une salle "faite" par des partisans de Dominique Strauss-Kahn. C'était un meeting certes tendu, et ces débordements furent regrettables, mais l'écoute des fichiers disponibles sur le net démontent clairement cette hypothèse.
2) Sur l'affaire de "la cassette", là encore, la personne accusée par l'équipe de Ségolène Royal d'avoir diffusé cette cassette a démenti, et a condamné le procédé. Du reste, des images ainsi que des verbatim de cette intervention ont circulé durant l'été sur internet - n'importe qui (un militant lambda d'un quelconque candidat, d'un autre parti, d'un syndicat) peut l'avoir mise en ligne. Et ces propos ont néanmoins été tenus par Ségolène Royal, même si je déplore cette démarche et ce "coup de Jarnac" de dernière minute cela ne nous interdit pas de nous interroger sur les propos de l'intéressée. Pour ma part, j'avais eu l'occasion d'y réagir lorsqu'elle les avait évoqué publiquement il y a quelques mois, sous une forme certe atténuée : Ségolène Royal a, plusieurs fois, et publiquement, au printemps, évoqué l'intérêt de faire faire 35 heures de présence dans l'établissement aux enseignants.
3) Je t'invite aussi à t'interroger sur les allégations (non étayées) de Ségolène Royal quand à des déclarations sexistes supposées des deux autres candidats. Une accusation sans preuve n'est pas non plus un procédé acceptable, selon moi.
4) Je constate aussi, en feuilletant divers blogs, dont les blogs gérés par des camarades soutenant Ségolène Royal, un net regain d'intérêt, et des mises en cause de Laurent Fabius pour l'affaire du sang contaminé, affaire pour laquelle la justice a clairement établi qu'il avait agi de manière responsable
Pour résumer brièvement cette longue réponse, certes, des procédés discutables fleurissent ces derniers jours, de la part des partisans de tous les candidats (ainsi que des personnes ayant simplement intérêt à ce que le PS se déchire). Ne tombons pas dans le panneau d'une vision manichéenne, avec une innocente et des méchants...
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DSK a été le plus convaincat, me semble-t-il, lors du débat sur l'international. La gaffe de Ségolène Royal (ignorance, durcissement politique?....) la déconsidère pour une élection présidentielle.
marc d'Héré